Le fjord du Temple pris par la banquise

Voyage Antarctique

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Jeudi 3 février
La nuit a été mouvementée, mais nettement moins que la journée d’hier. Le vent a tourné si bien que le Plancius roule un peu plus.
Les conditions de mer sont assez bonnes pour continuer les conférences. Tarik présente « Pôles : alerte rouge », une conférence montrant l’impact du réchauffement climatique sur les pôles : la glace, la faune, la flore, le pergélisol seront tous affectés par des changements encore plus important au pôle Nord que dans les zones tempérées.
A la fin de cette conférence, Delphine peut nous annoncer « Terre ». Devant nous se dresse un petit archipel qui ne ressemble pas au cap Horn. C’est une surprise du commandant d’avoir fait le détour par cet petit archipel qui est la terre émergée la plus au sud du continent américain, encore plus au sud que le mythique cap Horn. En discutant avec les gardes côtes, le commandant obtient l’accord de naviguer jusqu’à deux milles de ces îles. Elles sont un site important de nidification pour les albatros à sourcils noirs et les albatros à tête grise. Autour du bateau nous en voyons voler une grande quantité, avec même un albatros hurleur, avec ses plus de trois mètres d’envergure. Des pétrels géants et des puffins fuligineux les accompagnent dans leurs glissades acrobatiques au-dessus des flots.
Nous changeons de cap pour nous diriger vers le cap Horn, distant de quelques dizaines de milles. Maintenant que le navire reçoit le vent de trois quart arrière, il roule nettement moins.
Au cours du déjeuner, au travers des hublots ; nous apercevons soudainement quelques dauphins qui nagent tout près du Plancius. Ils remontent tout doucement si bien que nous pouvons les observer pendant plusieurs minutes.
Tout l’après midi, nous naviguons avec du vent arrière en direction du Cap Horn.
Tarik nous parle de biomimétisme et surtout de l’interaction entre les l’homme, les écosystèmes et l‘économie. Vers 16 heures, nous sommes enfin en vue de ce cap si célèbre. Le commandant a obtenu l’accord pour l’approcher à 5 milles. Juste à ce moment, un autre groupe de dauphins nous accompagne pendant plusieurs minutes. Nous le franchissons dans le sens le plus facile mais nous pensons à ces courageux Cap-horniers qui l’ont franchi à la voile et par vent contraire.